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Secteur Forestier

La forêt gabonaise est connue comme étant l'une des plus diversifiées d'Afrique. Elle se caractérise notamment par une variété exceptionnelle d'essences rares dont 400 sont commercialisables. Les essences les plus connues et exportees vers le Japon sont :

ACAJOU, AZOBE, BELI, BOSSE, DOUKA, DOUSSIE, EBIARA, IROKO, KEVAZINGO, KHAYA, LONGHI, LONGHI BLANC, MOABI, MOVINGUI, NIOVE, OKOUME, OVENGKOL, OZIGO, PADOUK, PAO ROSA, SAPELLI, WENGE, WENGUE.

Au total, on estime le potentiel renouvelable de la forêt gabonaise à plus de 100 millions de m3.


La production forestière est estimée entre 3 et 3,5 millions de m3 de grumes dont la répartition en moyenne annuelle est la suivante:

Exportations directes d'Okoumé et d'Ozigo : 1,5 à 2 millions de m3/an.
Exportations de bois divers (Autres essences combinees): 700 à 800 mille/an. Consommations des industries locales : 150 à 200 mille m3/an.


La Politique d'Industrialisation du Bois

Le taux de transformation du bois au Gabon est demeure faible au cours de ces dernières années, aux alentours de 10%. Conscient de cette faible performance et en vue d'accroître la valeur ajoutée de ce secteur vital de l'économie gabonaise, le Gouvernement a lancé une vaste politique d'encouragement à l'industrialisation et adopté en conséquence un nouveau Code Forestier.

Les dispositions de ce Code préconisent une gestion durable et une exploitation rationnelle des forêts par les titulaires des permis forestiers. Celles-ci font donc appellent à une politique d'industrialisation responsable compatible avec la protection de l'environnement.

Aux termes de la nouvelle loi forestière, trois types de permis à vocation industrielle sont disponibles:

• La Concession Forestière sous Amenagement Durable (C.F.A.D) dont la superficie est supérieure a 50.000 hectares;
Le Permis Forestier Associe (P.F.A) d'une superficie n'excédant pas 15.000 hectares;

• Le Permis de gré à gré reserve à des fins de transformation locale aux seuls nationaux dans des perimètres délimités.

Une vingtaine d'entreprises sont aujourd'hui opérationnelles dans le secteur industriel du bois qui se subdivise en trois segments: le sciage, le déroulage, et le tranchage.

Le secteur forestier, notamment avec la nouvelle politique d'industrialisation présente de grandes opportunités pour les investisseurs japonais. Ceux-ci pourraient par des opérations de Joint-venture s'impliquer dans la dynamique de transformation du bois dont le Japon est le premier consommateur au monde.